<img height="1" width="1" style="display:none" src="https://www.facebook.com/tr?id=2266755420022378&amp;ev=PageView&amp;noscript=1">
Home / Blog / L’IA agentique : Excel sous...

L’IA agentique : Excel sous stéroïdes ?

L’IA agentique va-t-elle reproduire le chaos des fichiers Excel et macros VBA ? Entre promesses, gouvernance et chaos potentiel, les entreprises doivent se préparer.

S'abonner

Subscribe

L’IA n’en finit pas de faire réfléchir à l’évolution de nos organisations.

En novembre 2025, une entreprise a annoncé avoir passé le cap de 150 000 agents IA déployés, et vient d’annoncer en mai 2026 être rendue à 300 000. On est dans le domaine du marketing local, pas de la supply chain ni du manufacturing, mais le mouvement est en œuvre, et interroge.

A l’origine réservé à une poignée d’experts – des développeurs & ingénieurs IA - l’aptitude à développer des agents IA s’est fortement démocratisée de 2024 à 2026. Ce développement est désormais à la portée d’utilisateurs avancés et de profils non techniques.

On doit donc s’attendre à une prolifération des agents. Chacun va développer le sien pour répondre à ses propres besoins.

Toute ressemblance avec la prolifération en leur temps de bases Access, de fichiers Excel, de macro VBA serait totalement fortuite, bien entendu.

Au lieu de télécharger un fichier csv depuis mon système ERP, de le manipuler à ma sauce dans Excel, et de recharger des données dans la base de données centrale, je pourrai laisser faire tout ça à mon agent IA, de manière automatique, via API.

Le piège coûteux de la personnalisation à outrance

Nous avons connu cela. Les développements personnalisés autour de l’ERP car « nous sommes différents », mais qui se révèlent complexes et coûteux à maintenir. Les outils orphelins développés par des utilisateurs clés qui ont depuis quitté l’entreprise.

L’IA promet de facilement générer de nouveaux outils, de « vibe coder » des solutions.

Entendons-nous bien : je suis un geek, j’adore ça, c’est fascinant.

Mais quelle est la gouvernance qui va encadrer cette personnalisation ? Comment seront assurées la sécurité et la pérennité ?

Les agents développés ici et là reposent-ils sur des bonnes pratiques métier ? Quelle est l’ossature qui va assurer la cohérence ? N’allons-nous pas à nouveau mettre en œuvre beaucoup de technologie pour faire plus vite les mauvaises choses ?

Est-ce que le résultat du travail des agents sera explicable et auditable ? Qui sera responsable des décisions ? A noter cette citation attribuée à une présentation IBM de 1979 : « Un ordinateur ne peut jamais être tenu responsable, donc un ordinateur ne doit jamais prendre de décision managériale. »

Assistants personnels ou nouveaux employés virtuels ?

Allons-nous mettre nos agents sur nos CVs ? J’ai développé mes agents, qui sont de fait mes assistants personnels – lorsque je change d’entreprise, est-ce que je viens avec mon équipe virtuelle ?

Les agents sont-ils de fait de nouveaux employés ? Après les annonces de plans de licenciement d’humains à remplacer par des agents IA, allons-nous bientôt être témoins de plans de licenciement d’agents IA, pour cause d’hallucination, de génération de « bouillie IA » , de mauvaises décisions, ou tout simplement de réduction de coûts ?

On commence à documenter des retours d’expérience d’entreprises qui, ayant remplacé des humains par de l’IA regrettent leur décision, découvrant que les économies apparentes ont engendré des coûts cachés : baisse de qualité, perte de clients, coûts réputationnels.

L’impératif de gouvernance

Toutes ces interrogations ne remettent pas en cause le potentiel de l’IA, mais imposent une discipline rigoureuse de déploiement et de gouvernance :

  • Dans bien des cas, une simple automatisation d’une séquence de tâches est une solution plus simple, moins couteuse et plus fiable qu’un agent IA – commencez l’automatisation par cela !
  • Les agents IA doivent reposer sur une logique de meilleures pratiques métier
  • Leur sécurité d’accès et la responsabilité de leurs actions doit être définie et assignée à des propriétaires humains
  • Les actions menées doivent être explicables – les boîtes noires sont un des pires ennemis de vos processus.

En résumé, l’IA agentique est pleine de promesses, et nous intégrons ces fonctionnalités dans Intuiflow, mais non maîtrisée elle peut conduire à une personnalisation anarchique et alimenter le chaos dans vos flux !

Articles similaires